Dans la protection sociale, lutter c’est vital
Militant ?

Appel de la CEF 31 janvier 2012

Publié le mardi 14 février 2012
Mots-clés : Déclarations

Appel de la commission exécutive de la fédération CGT des organismes sociaux pour la reconquête de la Protection sociale.

Emplois, salaires, conditions de travail, service public : URGENCE ! La protection sociale est en danger. Il est temps d’agir.
TVA sociale, fusion CSG/ impôts sur le revenu, suppression d’emplois, plans sociaux, licenciements, restructuration, fusions, abandon de pans entiers de nos activités… Les attaques se multiplient. C’est toute la protection sociale qui est menacée dans sa conception même.

Avec la nouvelle convention collective, signée par la CFDT et l’UNSA, les salariés de l’Aide à Domicile déjà précarisés perdent quasiment tous leurs droits et garanties collectives.
La fusion de l’Assedic et de l’ANPE continue de produire ses effets désastreux pour les personnels et les demandeurs d’emplois et ce n’est pas l’annonce de l’embauche de 1000 CDD qui peut résoudre les difficultés.
Dans la Mutualité les plans sociaux et les licenciements se multiplient. Fermeture des centres de santé de l’Union Territoriale de la Mutualité Ile de France et dépôt de bilan aux Grand Conseil de la Mutualité à Marseille, il est grand temps que la Mutualité Française revienne à ses valeurs fondatrices et refuse la marchandisation de la santé.
Les Missions Locales, à l’image de celle de Woippy où les salariés se battent depuis plus d’un an pour le respect des règles conventionnelles, les conditions de travail et d’accueil des jeunes se dégradent.
Dans la MSA, comme au RSI, la situation se complique d’année en année, allant jusqu’à mettre en péril l’existence même de ces deux régimes.
Les Groupes de Protection Sociale (Caisses de retraite) continuent les fusions à marche forcée avec tous les dégâts occasionnés sur les conditions de travail et le non respect des instances représentatives du personnel.
Le paritarisme montre là son visage le plus abject où le salarié devient une variable d’ajustement à la rentabilité financière.
Dans la Sécurité Sociale, les réductions budgétaires ont déjà entrainé des milliers de suppressions d’emplois. La cour des comptes préconisent d’amplifier la saignée en programment 15 000 suppressions d’emplois dans les quatre ans. La conséquence de cette rigueur se fait déjà sentir, fermeture des accueils, heures supplémentaires imposées, dégradation des conditions de travail, retard dans le versement des prestations.
Caisse nationale et gouvernement imposent la régionalisation des URSSAF. En trois ans le nombre d’organismes devrait passer de 88 à 22.
- Partout, dans le champ fédéral, les salariés souffrent. Aucune profession n’échappe à la suppression massive d’emplois, aux restructurations, fusions, mutualisations, aux externalisations et privatisations, aux rigueurs budgétaires, à la dégradation des conditions de travail, à la remise en cause des garanties collectives, à l’insuffisance d’augmentation de salaire, à l’absence de reconnaissance des qualifications.
Tous, nous subissons l’abandon de nos missions fondatrices de services publiques, l’individualisation des salaires et le management par objectifs… Cela suffit !

La Commission exécutive a décidé de faire du 29 mars une journée nationale de grèves et de manifestations dans les régions pour dire stop à la casse de la protection sociale.

Pour exiger :
- L’abandon des projets de TVA sociale et de fusion CSG/ impôts sur le revenu,
- La renégociation de la CCN de l’Aide à domicile,
- L’arrêt des fusions et restructurations,
- L’augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux,
- La suppression des exonérations des cotisations sociales patronales,
- L’arrêt et l’interdiction de tous les licenciements et suppressions d’emplois,
- L’embauche de personnel en CDI dans toutes nos professions pour permettre d’assurer l’intégralité de leurs missions de Service Public,

Afin d’alimenter la campagne, une série de tracts va être adressée aux syndicats d’ici le 29 mars.
La Commission exécutive appelle les syndicats à tout mettre en oeuvre pour la réussite de cette journée.
Des réunions régionales vont se tenir dès le début février. La présence de tous les syndicats est indispensable.
Ces réunions devront être le point de départ d’une campagne offensive qui permettra de rassembler toute la CGT. Dans une perspective de rassembler au-delà de nos professions, la fédération va s’adresser aux unions départementales. De leur côté nous invitons les syndicats à intervenir auprès des UL et des UD.
Ces réunions régionales seront aussi l’occasion de débattre entre les militants du lieu et du parcours de manifestation le plus pertinent.
Tous les syndicats doivent tenir une assemblée de syndiqué sur ce sujet, des AG de salariés, tournées de centres… partout où c’est possible pour discuter avec les salariés de la nécessité d’agir.

Le mars 2012, partons et marchons pour la reconquête de notre protection sociale

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Coordonnées

Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux
Case 536
263 rue de Paris
93515 Montreuil Cedex
tél : 01 55 82 87 01 / fax : 01 48 59 24 75


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