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CFN à Montreuil des 14, 15 et 16 mai 2012

Publié le vendredi 18 mai 2012
Mots-clés : Déclarations / Vidéos

Appel du Comité Fédéral National des 14, 15 et 16 Mai 2012

Lors de notre 9ème congrès fédéral, nous avons fait le constat, toujours d’actualité, de l’état de délabrement de l’ensemble des secteurs qui dépendent de notre Fédération.

Aujourd’hui, que se soit dans la Sécurité Sociale, la MSA, le RSI, la Mutualité, les Groupes de Protection Sociale, Pôle emploi, les Missions locales, les Régies de quartier ou l’Aide et le maintien à domicile, toute la protection sociale est en difficulté.

Les salariés sont en souffrance, les conditions de travail se dégradent, le service rendu aux usagers se détériore. Les restructurations, les mutualisations ou l’externalisation d’activités, les fusions et regroupements d’organismes et institutions sont le quotidien des salariés des organismes sociaux.

Dans la Mutualité, nous assistons à la volonté organisée par les Fédérations mutualistes (FNMF et FMF) de remettre en cause purement et simplement l’ensemble des œuvres sociales. En abandonnant les centres de santé et en favorisant les dépassements d’honoraires, la Mutualité participe au démantèlement de la protection sociale au bénéfice du secteur lucratif.

La même politique est menée dans les Groupes de Protection Sociale.

Les salariés ont été dépossédés du sens même de leurs missions et de leur travail, ils se demandent parfois s’ils ne sont pas devenus salariés d’une assurance privée. Dans les secteurs de l’Insertion Professionnelle et du Service Public de l’emploi (Pôle emploi, ML PAIO, AFPA…) nous assistons à la casse des missions. L’Etat organise le manque de moyens, ce qui a pour conséquence d’utiliser des précaires pour accompagner des précaires.

Dans Pôle Emploi, la fusion est une véritable catastrophe. Le personnel et les privés d’emplois ne s’y retrouvent plus. Alors que le chômage explose, Pôle Emploi implose. Dans le secteur de l’Aide et du maintien à domicile, la nouvelle Convention Collective unique et le manque de financements font des ravages. L’Etat et les élus prônent le développement de l’aide à l’autonomie sans apporter les moyens humains et financiers nécessaires. Cette politique menée depuis plusieurs années favorise directement les entreprises lucratives. La perte d’autonomie devient une marchandise.

Dans le RSI, la MSA et le Régime Général de Sécurité sociale, de lois de financement, en conventions d’objectif et de gestion, la situation du personnel et le service public se dégradent.

C’est à l’aune de ce constat que nous avons décidé lors du 9ème congrès d’engager l’ensemble des secteurs de la Fédération sur une « journée d’action pour la reconquête de la protection sociale ».

La dynamique créée par cette action du 29 mars, doit trouver son prolongement dans la mobilisation autour de la protection sociale et de son devenir. Cette mobilisation de toute la CGT est indispensable autour du triptyque Salaire, Emploi, Protection Sociale.

L’objectif est que l’ensemble des syndiqués se réapproprie les fondamentaux à l’origine de la création de la Sécurité sociale par le Conseil National de la Résistance. Le CFN réaffirme que nos syndicats ont une place essentielle à prendre dans ce processus en s’inscrivant le plus largement possible dans les débats qui seront organisés.

C’est pourquoi, le CFN appelle tous les syndicats à s’investir pleinement dans la campagne confédérale de reconquête de la Protection sociale.

Cette reconquête passe inévitablement par une meilleure compréhension des mécanismes de financement qui ont prévalu à l’origine de notre protection sociale. Si aujourd’hui il existe deux lois de financement distinctes - la loi de financement de la Sécurité sociale, d’une part, la loi de finances, d’autre part - nous ne pouvons pas occulter que la loi de financement de la Sécurité sociale a été créée par le fameux plan Juppé.

Elle vise à maitriser les dépenses sociales et de santé et fixe les objectifs d’évolution des dépenses. C’est ce même plan Juppé qui a également supprimé les élections des administrateurs.

Si la suppression de la TVA sociale répond à l’exigence de la CGT, elle ne doit pas s’accompagner d’une hausse de la CSG. Cette suppression ne nous exonérera pas d’un véritable débat sur le financement de la Sécurité sociale.

Nous savons que la fusion ou le rapprochement CSG/impôts sur le revenu va être à l’ordre du jour. Cette proposition est portée par le parti socialiste, la CFDT et la Mutualité.

Rappelons que la CGT a été historiquement opposée à la CSG comme elle reste opposée à toute exonération de cotisations sociales.

Cette fusion consacrerait l’étatisation de la Sécurité sociale, la fiscalisation de son financement et donc la fin du salaire socialisé.

Nous devons dans ce débat nous positionner sur la reconstruction de notre protection sociale, sur les principes fondamentaux énoncés par les créateurs de la Sécurité Sociale.

Montreuil le 16 Mai 2012.

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Case 536
263 rue de Paris
93515 Montreuil Cedex
tél : 01 55 82 87 01 / fax : 01 48 59 24 75


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