Dans la protection sociale, lutter c’est vital
Militant ?

Si on parlait Coût du capital

Publié le vendredi 1er février 2013
Mots-clés : Tracts

Pourquoi patronat, gouvernement, médias, pseudos spécialistes… parlent-ils toujours coût du travail et jamais coût du capital ?

Contrairement à ce qu’ils prônent, ce ne sont ni le coût du travail, ni la soi-disant rigidité du marché du travail qui plombent la compétitivité des entreprises mais la rémunération du capital.

Par leur travail, les salariés créent la richesse des entreprises. L’enjeu porte donc sur la répartition des richesses entre le capital et le travail.

Ce qui va aux salariés :
- Le salaire et les cotisations sociales (part salarié et employeur), ce qu’ils appellent injustement les charges.
- Le reste est réparti entre les impôts des entreprises, les investissements et les dividendes aux actionnaires.

A ce sujet, la part des dividendes dans la valeur ajoutée est passée de 5% en 1985 à 25% en 2011, alors que la part des salaires dans les richesses créées est plus faible aujourd’hui qu’à la sortie de la guerre.

Ainsi entre 1983 et 1989, la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué de 10%.

Pourquoi le MEDEF nous parle uniquement de compétitivité et de coût de travail exorbitant.

Deux raisons évidentes :
- Pour continuer à augmenter les dividendes des actionnaires.
- Pour détruire la protection sociale et notamment la Sécurité sociale car son budget est supérieur à celui de l’Etat et il intéresse les groupes financiers (assurances, banques…). Il faut savoir que les coûts de gestion de la Sécurité sociale sont bien inférieurs à ceux des assurances.

Quand un assuré social cotise 100 euros à la Sécurité sociale, 4 € vont aux frais de gestion (salaires, immeubles, informatique….). Quand un assuré verse 100€ de cotisations à une compagnie d’assurance 14€ partent en frais de gestion.

Des solutions existent.

Si on divise par deux les dividendes versés aux actionnaires, on libère 120 milliards d’euros pour les investissements productifs, on crée de l’emploi, on finance la protection sociale, on diminue le déficit de l’Etat.

C’est un choix de société.

Le MEDEF utilise la crise pour imposer une régression sociale généralisée.

Ne nous laissons pas intoxiquer par des pseudo experts qui n’ont plus d’indépendance d’esprit et servent la soupe au capitalisme.

Oui, nous sommes dans une véritable lutte de classe et ils utilisent tous les moyens à leur service pour remettre en cause les acquis sociaux, acquis obtenus par des luttes exemplaires.

L’heure n’est pas à la résignation, des solutions existent mais il faudra les imposer.

Pour sortir de la crise il est urgent et indispensable :
- D’augmenter les minimas sociaux,
- D’augmenter les salaires,
- D’augmenter les retraites,
- De porter le SMIC à 1700€ brut.

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