Dans la protection sociale, lutter c’est vital
Militant ?

Suite du 18/3 entrevue à Matignon le 25/3

Publié le jeudi 27 mars 2014

La lutte continue

La Fédération des organismes sociaux appelle à organiser des assemblées générales le 8 avril partout où cela est possible afin de débattre avec les salariés des perspectives de luttes suite à la mobilisation importante du 18 mars 2014.

Délégation CGT, le nombre de participants étant limité tous les représentants des secteurs n’ont pu participer.

Dominique Didier (fédération), Serge Marquine (mutualité), Christine Verstraete (RSI), Marie Line Cavaille (aide à domicile), Cécile Rabouin (missions locales Paio).

Les salariés de nos professions en ont assez d’être maltraités, mal payés, méprisés ! C’est ce qu’ils ont voulu crier le 18 mars en étant en grève et en manifestant le 18 mars.

Mais nos employeurs, les ministères sont devenus totalement sourds aux revendications des salariés.

Il semblerait que seul le Medef bénéficie d’une oreille attentive de la part de nos gouvernants.

C’est ce que la CGT a déclaré, en préalable de l’entrevue que nous avons enfin obtenu à Matignon (déclaration jointe) ; La demande avait été faite au nom des cinq fédérations bien avant la manifestation du 18 mars.

Depuis la CFDT, la CFTC et la CGC n’ont plus souhaité participer à cette entrevue.

Nous n’espérions pas être reçus par le premier ministre en personne. Cet homme est bien trop occupé pour prendre le temps de s’intéresser au « petit personnel ».

Nous avions cru comprendre, que le conseiller social auprès du Premier Ministre, Monsieur Christophe Devys, nous recevrait. Il n’en a rien été. Ce personnage n’a pas jugé le personnel des organismes de la protection sociale, suffisamment important pour accorder un peu de son précieux temps à ses représentants.

Nous avons été reçus par le conseiller technique action sociale, protection sociale et comptes sociaux, Monsieur Jean-Philippe Vinquant.

Ce monsieur, nous a écouté avec beaucoup d’attention mais il n’a répondu à quasiment aucunes de nos questions.

Il nous a resservi le discours habituel de nos dirigeants « ….. réduction de la dette publique…. situation difficile…. dette insoutenable… comptes sociaux dans le rouge….. on ne peut rien faire…. c’est la crise…tout le monde doit contribuer, les salariés aussi… et blablabla et blablabla… » tout ça joliment enrobé de considérations sur les qualités des personnels, de leur engagement, de leur conscience professionnelle. Soyez heureux, que vous soyez salariés des missions locales, du régime général, de la MSA, de la mutualité, du RSI, ces messieurs vous comprennent, ils vous apprécient.

Les difficultés des personnels, les mauvaises conditions de travail, la souffrance… tout ça est passager.

Ca ira mieux demain avec la solution miracle, la simplification administrative. Tout n’est « qu’une inadéquation passagère entre la masse de travail et les effectifs ».

Les suppressions d’emplois massives dans les régimes de sécurité sociale sont justifiées, car nous avions peut être atteint « un point optimum ». Il a admis que dans les COG, maladie, vieillesse et recouvrement il y aurait à nouveau des suppressions d’emplois.

Quant aux salaires, et au montant exact d’économies qui sera demandé aux régimes de sécurité sociale, nous sommes rassurés, nous n’aurons pas à payer à nous seul l’effort supplémentaire d’économie ! Toutefois, tout le monde doit participer. A ce stade précis, nous sommes intervenus pour parler des cadeaux fait au patronat… Ce n’était pas le sujet.

Pour conclure, nous serons, à la mi-avril, non pas à combien s’élèvera l’augmentation de la valeur du point mais à quel montant d’économie nous serons contraints sur les 50 milliards d’économies à réaliser selon les objectifs fixés par François Hollande. En effet, c’est à cette date que le gouvernement dévoilera les chiffrages concernant d’une part le pacte dit de responsabilité et d’autre part, le résultat des assises de la fiscalité.

Chacun peut constater que nous avions raison de lier politique gouvernementale d’austérité budgétaire, pacte de responsabilité et situation des personnels de nos professions.

La CFDT qui a pris prétexte des appels des confédérations FO et CGT, contre le pacte de responsabilité pour abandonner le mouvement, au fallacieux motif que celui-ci n’avait rien à voir avec ce pacte, est largement désavouée par les faits.

Le gouvernement refuse d’entendre…

Il faut crier plus fort !

La fédération appelle les syndicats à débattre avec les syndiqués et les salariés de la poursuite de l’action.

Rien ne nous sera donné, il faut le conquérir !

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