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Pour les chômeurs : la double peine !

Publié le vendredi 27 février 2015
Mots-clés : Tracts

Droits rechargeables pour les privés d’emploi : quand le MEDEF mène la danse, la convention Unédic se transforme en arnaque !

Le Pacte de Responsabilité, le Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi sont les outils du MEDEF mis en oeuvre par le Gouvernement.

L’application de ces mesures irresponsables conduit à la destruction de l’Etat social et ce qui le compose : la protection sociale, le droit social associé aux politiques de l’emploi, les politiques économiques et les Services Publics.

L’austérité n’engendre que des inégalités.
Elle est soutenue par le MEDEF accusant le travail d’être un coût et non une richesse.
Le capital se pare dès lors de toutes les vertus…

C’est sous les directives du MEDEF que la convention UNEDIC s’est négociée. Pour faire passer la pilule une invention : les droits rechargeables !

En fait, l’innovation annoncée, visant à favoriser la signature d’organisations syndicales complaisantes (CGT et CFE-CGC non signataires) s’est transformée rapidement en arnaque.

Les droits rechargeables c’est quoi ?

Selon pôle Emploi : C’est retravailler pour être mieux indemnisé !

« La nouvelle convention d’Assurance chômage crée les droits rechargeables. Le principe est simple : plus une personne travaille, plus elle a des droits à l’Assurance chômage.
Avec les droits rechargeables, tout demandeur d’emploi qui retravaille voit sa durée d’indemnisation par l’Assurance chômage allongée » (site Pôle Emploi).

Dans les faits : une arnaque qui pousse à l’extrême pauvreté !

Ex. Un allocataire qui ouvre des droits suite à un contrat d’un an à temps partiel payé 600 euros mensuels, puis qui reprend un travail d’une durée d’un an, rémunéré 1 500 euros mensuels, mais, avant la période d’un an (durée de ses droits acquis).

Avec l’ancienne règle, il devait toucher 348 euros par mois puis après le contrat d’un an, rémunéré à 1 500 euros par mois, son indemnisation passait à 870 euros mensuels.

Avec la règle des droits rechargeables, il touchera 348 euros par mois, avant, mais aussi après son emploi d’une année payé à 1 500 euros mensuels, et ce, jusqu’à épuisement de ses droits initiaux.

Résultat :

Tant que vous avez des droits ouverts vous devez les épuiser, et ce, même si vous avez travaillé avec un meilleur salaire en retrouvant un travail avant l’épuisement des droits précédents !

Pire, dans certains cas, le fait d’avoir retravaillé, allonge la durée… des anciens droits !

Les exemples s’accumulent et là où l’UNEDIC estime les spoliés à 30 000, la CGT révèle que ce seront 100 000 allocataires qui seront arnaqués à ce rythme chaque année !

Les gestionnaires majoritaires à l’UNEDIC prétendent découvrir le « problème ».
Soit ils sont incompétents, soit ils sont cyniques !

Il est urgent de revaloriser les salaires et de conduire une autre politique de l’emploi.

C’est l’Etat social qu’il faut refonder Un appel au rassemblement est prévu le mardi 3 mars 2015 à Paris.

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