Dans la protection sociale, lutter c’est vital
Militant ?
Accueil du site > Nos Professions > Missions Locales - PAIO > « Les jeunes au cœur et acteurs des politiques (...)

« Les jeunes au cœur et acteurs des politiques publiques »

Publié le mercredi 8 juillet 2015
Mots-clés : Tracts

Assemblée Générale de l’UNML (Union Nationale des Missions Locales)
Jeudi 9 juillet 2015 - Vaulx en Velin

Ce jeudi 9 Juillet 2015, l’Union Nationale des Missions Locales (UNML) organise dans le cadre de son assemblée générale une conférence débat ayant pour thème : « Les jeunes au cœur et acteurs des politiques publiques ».

Le Pacte de responsabilité :
- les jeunes en subissent les conséquences !

La CGT tient à rappeler le contexte dans lequel les jeunes évoluent :
- Le Président de la République a fait de la jeunesse sa priorité, tandis que le parlement adoptait le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance ou Pacte Budgétaire Européen).

Ce Traité se traduit par un pacte de responsabilité qui offre 50 milliards aux entreprises au détriment des services publics, et des collectivités territoriales. Cela se traduit également par des baisses budgétaires pour les associations que sont les Missions Locales.

Comment peut-on déclarer vouloir faire une place aux jeunes quand on fait le choix dans le cadre des recommandations de la Commission Européenne d’exonérer les entreprises de milliards d’euros de cotisations sociales sans contreparties ?

Ce Pacte de responsabilité n’exige rien des entreprises en termes d’embauches pour les jeunes !

Ce Pacte de Responsabilité contraint les budgets de l’ensemble des collectivités territoriales financeurs majoritaires des missions locales !

Les dispositifs mis en œuvre par les missions locales depuis 2012 (Emplois d’Avenir, Garantie Jeunes, ANI décrocheurs, poursuite du CIVIS) constituent et aggravent l’effet « millefeuille ».

Cet « Effet Millefeuille » est paradoxalement dénoncé par ceux-là même qui contribuent à le constituer.

Pour plaire à la Commission Européenne on créée les « NEET »… Ainsi à l’orée de la mise en œuvre de Réforme Territoriale qui nie les compétences des communes (pourtant au plus près des citoyens) pour rêver à des « Super Régions » européennes, désormais ce sont des « cohortes » de jeunes européens que l’on met dans des cases. Pire encore, avec i-milo (le nouveau logiciel de suivi des jeunes accompagnés en Missions locales), nous déplorons une atteinte à leurs libertés individuelles : Saisie du numéro de la Pièce d’identité des jeunes, saisie du pays de naissance, saisie du Numéro NIR (Sécurité sociale) et accès à toutes ces données aux agents des mairies, de pôle emploi etc… (Une plainte de la CGT est en cours d’instruction auprès de la CNIL)

A chaque dispositif son public cible,à chaque je une sa case !
A croire qu’il faut maintenir la jeunesse dans un carcan !
Belle vision de notre jeunesse qui plus qu’un mot, est une richesse !

La CGT propose :
- de réorienter les moyens du pacte de responsabilité vers une véritable politique publique de l’emploi, notamment en direction des jeunes en exigeant des contreparties de la part des entreprises en matière d’embauche de jeunes en CDI temps plein,
- d’augmenter les moyens du service public de l’emploi destinés à l’accompagnement n embauchant des conseillers supplémentaires,
- de garantir l’égalité de moyen et de traitement des jeunes sur l’ensemble des territoires (Il faut mettre en œuvre les contrats objectifs et de moyens liant Etat et collectivités territoriales dans le financement des missions locales dans le cadre de l’accompagnement comme prévu au Code du Travail - Article R5131-6),
- de relancer un protocole 2015 des missions locales élaboré par ses acteurs et des organisations de jeunesse qui ne remette pas en cause le protocole 2010, ni la charte des missions locales de 1990,
- de garantir le droit pour les jeunes à un accompagnement en y confortant :
L’accompagnement global (Avec prise en compte de la dimension sociale et professionnelle
Le référent unique du parcours du jeune,
- d’interdire l’appel à la sous-traitance des services proposés par la mission locale. C’est dans ce cadre que nous proposons conformément à l’article 7 du protocole 2010 des missions locales, qu’un groupe de jeunes soit constitué pour évaluer la mise en œuvre de ce protocole.

Redonner une place aux jeunes, c’est aussi leur donner les moyens d’évaluer les politiques publiques qui les concernent !

Réalisé par Atelier Digitaline et propulsé avec SPIP 2 | Espace privé