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Déclarations FNPOS-CGT À LA CPN DU 23 MARS 2017

Publié le vendredi 31 mars 2017

Ordre Public conventionnel

Ce point mis à l’Ordre du jour est du fait des dispositions du gouvernement, du MEDEF et de certaines organisations syndicales qui n’ont, ni entendu, ni écouté les revendications des salariés qui se sont mobilisé et exprimés pendant 6 mois contre la loi travail.

La CGT tient à rappeler que seulement 2 Organisations Syndicales ( la CFDT et le CFTC) ont soutenu cette loi patrogouvernementale. La CGT n’a eu de cesse de démontrer que cette loi régressive inversait le principe de faveur, la hiérarchie des normes, ce qui aura des conséquences négatives sur les salariés.

Aujourd’hui, la loi qui a été imposée par l’article 49-3, donc sans aucun débat, autorise certaines dérogations au socle de garanties conventionnelles concernant le temps de travail, le repos et les congés payés.

Pour la CGT, les conventions collectives gardent leur pertinence, elles sont d’ordre public conventionnel dans leur globalité : tout ce qui n’est pas dérogeable est d’ordre public conventionnel.

Pour la CGT, la Convention Collective doit donc réaffirmer son rôle d’égalité des droits de tous les salariés des Caisses de MSA, les seules dérogations seront celles définies par la loi.

La CGT propose que toutes les dispositions conventionnelles soient d’ordre public conventionnel, sauf celles réfutées par la loi qui sont limitées au temps de travail et aux rythmes de travail.

Accord de méthode relatif à la qualité de vie au travail

En préambule, la FNEMSA nous précise que l’ANI du 19 Juin 2013 (que la CGT n’a pas signé d’ailleurs) indique que la Qualité de Vie au Travail désigne et regroupe sous un même intitulé, les actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail et la performance globale des entreprises.

Pour la CGT, il y a incompatibilité entre la performance des entreprises imposées par les COG et de bonnes conditions de travail.

En effet, comment améliorer les conditions de travail en MSA quand la performance de l’entreprise MSA, cadrée par les COG prévoit :

- 1300 suppressions de postes d’ici 2020.

- Les mutations professionnelles imposées dans le cadre des mutualisations.

- L’industrialisation des métiers par un traitement des taches répétitif.

- Les pressions sur les personnels en terme de quantité de travail ou de savoir être comme le stipule l’accord GPEC.

Plutôt que de parler de Qualité de Vie au Travail, nous aurions préféré parler de la Qualité de Travail dans la vie.

En effet, pour les salariés, il s’agit avant tout de réaliser un travail de qualité, de disposer des moyens de faire correctement leur travail, car le bien-être au travail passe par le bien-faire en conformité avec les règles déontologiques du métier ou celles des équipes de travail.

La Qualité de Vie au Travail ne peut se décréter par un accord-cadre sans prendre en compte le travail réel, c’est-àdire sans revenir sur les conditions dans lesquelles le travail doit être réalisé.

C’est donc bien de la qualité du travail dans la vie qu’il devrait s’agir, et non de concilier des conditions de vie supportables avec des conditions d’emploi qui sont contraintes par des objectifs de rentabilité, de performance brandies comme étant incontournables.

Face aux contraintes "managériales" et économiques imposées par nos dirigeants, les salariés deviennent la proie de conflits internes entre les exigences du bien-faire et les risques d’une usure prématurée.

La mise en concurrence entre souci de soi et souci du travail bien fait, tout en tentant de répondre aux objectifs impossibles prescrits par la hiérarchie, se révèlent bien souvent être un piège mortel pour les travailleurs, au sens figuré mais aussi hélas au sens propre, comme on l’a vu à France-Telecom ou ailleurs.

Toujours dans le préambule, la FNEMSA souhaite réaffirmer l’attention portée depuis de nombreuses années à la QVT et nous précise que cette attention s’est concrétisée dans la Convention Collective et dans plusieurs accords de branche.

Or, si tous ces accords avaient été réellement efficaces pour les salariés, nous ne devrions pas être aujourd’hui dans la situation de négocier un énième accord pour se donner, pour certains, bonne conscience.

Car , oui, la CGT s’est déjà exprimée sur le sujet, si aujourd’hui les salariés ressentent un mal être de plus en plus croissant au sein de leur poste de travail, ce sont bien les conséquences des COG que nous avons toujours combattues qui en sont à l’origine, et comme si ça ne suffisait pas, les mutualisations d’activité de proximité vont en rajouter.

La CGT constate par ailleurs une nouvelle tentative d’atteintes aux prérogatives des CHSCT qui seront informés en fin de parcours sur des questions relevant de ses compétences, puisque qu’il est clairement question des conditions de travail.

En allant encore plus loin que la coquille vide de l’accord sur les RPS, la notion de Qualité de Vie au Travail s’oppose totalement à la réalité de la gestion des caisses. La CGT ne peut accepter un énième accord traitant des conditions de travail qui ne peut constituer que de la poudre aux yeux et un cache misère, du même ordre que l’augmentation ridicule de la valeur du point, démontrant une fois de plus le mépris de nos dirigeants envers les salariés.

Et que dire de la relation avec nos adhérents qui ne cesse de se dégrader.

Pour éviter les détériorations des conditions de travail des salariés de la MSA il convient de mettre un terme aux projets de mutualisations et aux conditions d’économie imposées par la COG.

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