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déclaration CGT INC du 1er Juin 2017 - Retraite

Publié le vendredi 9 juin 2017

Il règne un sentiment d’abandon tant chez les salariés que chez les retraités. Les élections présidentielles auront mis en évidence que nombre de nos concitoyens vivent douloureusement ce sentiment d’abandon. Et notre institution participe à ce sentiment. En effet, qu’est devenu notre modèle social quand nous réduisons continuellement les moyens qui seraient nécessaires pour le faire fonctionner correctement.

La remise en cause de notre Sécurité sociale n’a pas épargné le système de la retraite avec des coupes sombres dans les moyens financiers et humains, faisant porter de plus en plus la responsabilité sur l’assuré en mettant en avant la coproduction et en s’appuyant sur les nouvelles technologies, non pas pour améliorer l’existant, mais pour le remplacer.

La contraction des services au publics est alors accompagnée d’une communication biaisée qui veut faire croire que le lien est recréé par des Maisons spécialisées, par des bornes ou des ordinateurs que l’on voit fleurir jusqu’aux galeries marchandes avec comme unique conseiller un vigil.

Les personnes fragilisées, qui ne sont pas obligatoirement celles inscrites dans les catégories dites précarisées, doivent se tourner vers des centres de professionnels ou bénévoles qui n’ont ni les compétences, ni les formations pour traiter, conseiller, accompagner les assurés.

Nos métiers perdent de leur sens, la politique qui consiste à scanner les documents en amont, à fermer les accueils spontanés et à remplacer les rendez-vous par du digital, de faire traiter les dossiers par listes nous éloigne de ce qui est notre coeur de métier : un paiement d’un montant juste au bon moment et à la bonne personne. En y intégrant évidemment les dimensions de conseil et d’accompagnement, parce que les situations sont multiples et qu’elles nécessitent aussi une prise en charge plus humaine.

Ceux qui disent que nos métiers se bornent à la production sont bien trop éloignés des réalités du terrain.

La preuve en est de la montée en flèche des stocks, pour la plupart invisibles car non informatisés ou détournés par des indicateurs qui ne servent pour toute fin qu’à justifier les arguments consistant à dire que « tout va bien ».

Vous pouvez toujours parler du nombre de dossiers déposés en retard, mais quand des milliers d’attestations de départ anticipé ne sont pas faites, comment les assurés peuvent déposer leur demande complète au-delà des 4 mois requis ?

Les salariés sont contents de voir que les seuils d’exécutions déclenchant la prime soient abaissés pour qu’ils puissent la percevoir, mais c’est mal connaitre les acteurs de l’Institution que de dire qu’ils ne travaillent que pour ça. La réalité est qu’ils ont de plus en plus de travail, de moins en moins de moyens et qu’ils ne perçoivent plus le sens de ce qu’ils font, qui est parfois contraire à ce pourquoi ils sont entrés en fonction et ce que leur formation et le contact avec le public leur a appris.

Où en est-on concrètement aujourd’hui ? Du retard de paiement et des montants erronés.

Deux solutions :

- Continuer à alimenter l’idée qu’il nous faut être toujours plus productif sans voir le prix social que nous payons.

- Reconnaitre les erreurs et revenir à un vrai service de proximité avec tous les canaux laissés au choix, cesser les externalisations de certains services comme les plateformes téléphoniques qui sont plus que détachés des métiers des Carsat, qui n’ont aucune formation, rendez une vrai autonomie aux conseillers et techniciens avec les formations adéquates tout au long de la vie professionnelle, arrêter de segmenter les tâches pour redonner un sens au métier de la carrière au paiement, donner les moyens matériels et humains pour que nous retrouvions une place que nous allons perdre face aux entreprises privées qui pénètrent de plus en plus nos périmètres jusqu’alors dévolus.

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