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Declaration FNPOS : Dans les instances représentatives - RSI- COG

Publié le vendredi 22 décembre 2017

La loi de Financement de la Sécurité Sociale 2018 (LFSS) votée par le parlement le 28 novembre dernier va avoir des conséquences sans précédent pour la sécurité sociale.

La fin des cotisations maladie et assurance chômage et leur glissement sur la Contribution Sociale Généralisée(CSG) remet en cause son financement basé sur les revenus du travail.

La fin du RSI (Régime Social des Indépendants) annoncé au 31 décembre 2017, c’est 6 500 salariés (personnel du RSI et personnels des Organismes Conventionnés qui gèrent la partie prestation maladie) qui vont être impactés par des mobilités. Les personnels des organismes conventionnés devraient rejoindre les CPAM et les salariés du RSI, pour une grande majorité d’entre eux les URSSAF et de manière à peu près similaire, les caisses de retraite et les Caisse Primaire d’Assurance Maladie ou Direction Régionale du Service Médical (DRSM).

La fin du RSI c’est l’intégration d’environ 7 Millions de bénéficiaires au Régime Général à compter du 1er janvier 2018.

Cette charge de travail supplémentaire va impacter inéluctablement nos organismes.

Les moyens qui devraient être mis en corrélation n’apparaissent pas dans la LFSS.

Dans les différentes branches, les Conventions d’Objectif et de Gestion (COG) sont en cours de négociation. Pour les Directeurs de nos organismes il est temps de faire remonter la réalité du terrain. En effet, aujourd’hui, ni les réorganisations, fusions, mutualisations, ni le développement technologique n’ont permis d’absorber la charge de travail de plus en plus grande et de plus en plus complexe. C’est la conscience professionnelle des salariés qui porte notre institution. Il serait temps de reconnaitre leur investissement.

De plus, les effectifs insuffisants détériorent les conditions de travail et la santé des salariés ne permettant plus de rendre un service public à la hauteur des besoins des usagers.

Non le tout digital n’est pas une réponse à ces besoins. S’il peut être une complémentarité, il ne peut remplacer les besoins d’une population dont une partie est touchée par la rupture numérique (plus particulièrement les personnes âgées à partir de 70 ans, les plus précaires et ceux habitants dans les zones dites blanche.).

La sécurité sociale sacrifierait-elle ces populations au nom de la marchandisation de la santé, au nom de la soi-disant compétitivité qui se concrétise par encore plus d’exonération de cotisations pour les employeurs mettant aussi en péril notre régime de retraite par répartition et notre politique familiale ?

Vous, Directeurs d’organismes, ne pouvez laisser faire ce démantèlement de la sécurité sociale qui est le fondement même de notre évolution sociétale. Vous devez peser de tout votre poids pour que les directeurs des caisses nationales obtiennent les moyens nécessaires pour :

 un remplacement à 1 pour 1 dans nos organismes,  une négociation sur une classification offrant une véritable évolution de carrière,  un point à 10 €  des moyens supplémentaires en prévision de l’intégration du RSI au Régime général.

La Sécurité Sociale est notre bien à tous. C’est pourquoi la CGT demande de rétablir la Sécurité Sociale telle quelle a été pensé par le Conseil National de la Résistance symbolisant le progrès social.

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