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La fronde des agents de la CPAM du Havre

Publié le mardi 16 janvier 2018

Social. Hier, les salariés de la CPAM du Havre ont cessé le travail et se sont rassemblés devant leur lieu de travail.

Le personnel de la CPAM Le Havre a entamé, hier, une grève reconductible. Une action revendicative portée principalement par les agents d’accueil et téléconseillers du siège havrais, cours de la République. Ces salariés entendaient dénoncer la dégradation des conditions d’accueil des usagers et des conditions de travail difficiles. « Le site ameli.fr ça ne suffit pas », martelaient-ils en substance. Ce mouvement s’est traduit par un débrayage de l’ensemble des services pendant cinquante-cinq minutes. « De nombreux centres extérieurs ont été fermés, Mont-Gaillard, Graville, Montivilliers, Fleurus, Rond-Point, Gobelins et Sanvic, pointait Sylvie Lesueur de la fédération CGT des personnels des organismes sociaux. Hormis le siège, il reste quatre accueils sur la circonscription : Caucriauville, Fécamp, Lillebonne, Bolbec, et la plupart d’entre eux sont ouverts à temps partiel », relevait-elle, ajoutant : « Faute d’effectifs, Bolbec n’est ouvert qu’un jour sur deux semaines, uniquement sur rendez-vous ».

Délais de traitement rallongés

Accueil du siège au Havre saturé avec plus de 700 personnes par jour « suite à la fermeture du centre du Mont-Gaillard », file d’attente s’étalant parfois « jusque sur le trottoir », délais de traitement « considérablement rallongés » - certains atteindraient trente-cinq jours - mutualisation des services avec Rouen, « la seule solution mise en œuvre consiste à réduire ponctuellement l’accueil aux bornes informatiques, privant les assurés d’un accès à leur dossier le jour même, évoquait Sylvie Lesueur. Si nécessaire, la personne doit revenir le lendemain ou demander un rendez-vous ». Selon la syndicaliste, « cette situation ne fait qu’empirer le phénomène de surfréquentation tant à l’accueil physique que sur la plateforme téléphonique ». Et générerait un mécontentement généralisé. « On a de plus en plus d’agressions verbales avec des événements de cet ordre qui reviennent toutes les semaines », plaidait-elle, indiquant que depuis plus de dix ans, « les départs sont remplacés à moins d’un pour deux et les effectifs fondent comme neige au soleil ».

Dès lors, l’ensemble des salariés souhaitent que leur direction trouve des solutions et c’est par un vote à main levée, à l’unanimité, qu’ils ont décidé de reconduire leur mouvement.

Stéphane GOUEL

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