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Les salariés de la Caf n’en peuvent plus !

Publié le vendredi 30 mars 2018

Châteauroux. Quinze jours après avoir débrayé, les salariés de la Caf ont de nouveau protesté hier après-midi, contre leurs conditions de travail dégradées dues au manque de personnel.

Hier après-midi, pendant une heure, une cinquantaine de salariés de la Caf de l’Indre ont quitté leur bureau, pour se rassembler devant les portes de l’accueil, par protestation. « La manière dont la direction a imposé des heures supplémentaires » est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, d’après Delphine Lardeau, co-représentante du personnel. « Mais, ce n’est pas un simple mouvement de protestation contre les heures supplémentaires. »

Situations similaires ailleurs Tout d’abord, les suppressions de poste sont pointées du doigt. « En vingt ans, on a perdu plus de trente postes. Aujourd’hui, le mouvement s’accélère ». Conséquences : « Les conditions de travail se dégradent, tout comme les relations avec les allocataires, témoignent des salariées. Le système informatique ne suit pas. Donc il y a beaucoup d’anomalies. Très souvent, on est obligés de tout reprendre. Ce sont des tâches supplémentaires à réaliser et on n’est pas assez pour ça. De plus, la législation devient de plus en plus compliquée, surtout depuis la mise en place de la prime d’activité ». Pour Delphine Lardeau, « ces conditions précarisent le travail des salariés et la situation des allocataires ». Concrètement, samedi dernier, de 8 h à 13 h, les salariés ont été mobilisés pour traiter uniquement des dossiers, lors des heures de fermeture de Caf. Ce sera encore le cas, samedi 7 avril. « On a connu ça, il y a une dizaine d’années, mais c’était lié à un évènement particulier. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas et ça ne va pas régler le problème. » Les salariés craignent « que cela devienne une habitude alors qu’au début, cela devait se faire de temps en temps. Or, quinze jours séparent les deux journées de production. » Le 15 mars, les salariés avaient déjà débrayé une heure. Ils ont appris, de la bouche d’Antonin Rossilli, de la Fédération des organismes sociaux CGT, présent hier après-midi, que ceux de la Caf de Bordeaux débrayaient tous les jeudis, depuis le début de l’année, « pour dénoncer la surcharge de travail ». A ses côtés, Anthony Da Silva, qui a aussi fait le déplacement depuis Bourges, est venu témoigner des mêmes conditions de travail dégradées à la Caf de Bourges. « Les problèmes, qui sont liés à la politique du gouvernement, se retrouvent dans la plupart des Caf et tous les autres organismes sociaux », confirme Antonin Rossilli, venu aussi montrer aux salariés de la Caf de l’Indre qu’ils ne sont pas seuls.

Article paru dans la « La Nouvelle République »

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