Dans la protection sociale, lutter c’est vital
Militant ?
Accueil du site > Nos Professions > Sécurité Sociale > URSSAF Les fédérations recues à l ACOSS

URSSAF Les fédérations recues à l ACOSS

Publié le lundi 31 mars 2008
Mots-clés : Recouvrement

Compte rendu de la rencontre à l’Acoss

Le 26 mars à 15H, l’ensemble des fédérations était reçu par le Directeur et le Président du Conseil d’Administration de l’ACOSS.

Pour la CGT, nous avons rappelé les difficultés que rencontraient les personnels des Urssaf, la dégradation des conditions de travail, le manque d’effectif, l’absence de reconnaissance des qualifications, l’accroissement constant des tâches, un environnement législatif de plus en plus complexe et mouvant, le tout dans un contexte de fusion et de mutualisation.

Nous avons en outre insisté sur le fait que les suppressions de postes avaient largement dépassé les prévisions puisque nous en étions à 300 ETP supprimés en 2006 et 2007 contre 235 prévus.

Nous avons exigé que les excédents budgétaires réalisés en 2007 (20,1 millions d’euros) soient redistribués au personnel.

Pour les deux représentants de l’Acoss, « on est sorti de l’essentiel des problèmes ». Après s’être longuement répandu en remerciement envers le personnel à qui ils ont exprimé leur « reconnaissance » pour le travail fourni, en insistant sur le fait qu’ils avaient été « frappés par l’implication des personnels ». Mais ils ont surtout insisté sur le caractère « exceptionnel et difficile » de la situation. Donc tout va mieux, les décisions prises pour alléger les charges (CDD, heures supplémentaires) ont permis de « sortir de la situation de stocks accumulés ». Un accompagnement budgétaire des organismes a été prévu pour leur permettre de faire face aux besoins en heures supplémentaires et en CDD.

Dans leur grande générosité, nos deux interlocuteurs nous ont annoncé qu’il n’y aurait pas de pénalisation sur l’intéressement.

Donc tout est ponctuel et nous avons eu beau répéter le contraire, affirmer que les conditions de travail ne s’amélioraient pas bien au contraire, que le manque d’effectif était patent et que les salariés attendaient autre chose que des félicitations ou une reconnaissance morale, rien n’a altéré le discours optimiste de l’Acoss.

Pour le directeur de l’Acoss, nul besoin de mesures exceptionnelles puisque « la Convention Collective permet d’avoir une politique salariale ambitieuse ». Chacun appréciera !

Concernant les baisses d’effectifs : pas question de remettre en cause le dogme sacré de la réduction budgétaire inscrite dans la COG et tant pis pour les salariés qui souffrent. Pour le président, « la Cgt noircit le tableau ».

Seule affirmation, si 2006 et 2007 ont dépassé les prévisions, il ne s’agit que d’anticipation et nous en resterons au chiffre de suppression d’emplois inscrits dans la COG soit 600. Merci patron !

Une réunion de l’Instance Nationale de Concertation est prévue le 29 mai 2008. A une question de la CFDT demandant dans quel délai était envisagé le retour à la normal, le directeur a répondu que nous étions en « phase de résorption, le retour progressif à la normal interviendrait dans les semaines qui viennent ».

Pour la CFDT, nous avons « la responsabilité d’avoir un message d’espoir », et il (le représentant de la CFDT) s’est déclaré prêt à patienter jusqu’au 29 mai.

En conclusion la CFTC et la CFDT ont demandé la redistribution des gains de productivité.

FO a demandé une prime exceptionnelle de 600 euros pour l’ensemble du personnel (employés, cadres et agents de directions).

La CGT a demandé une prime pour les salariés du niveau 1 au niveau 9, en rappelant qu’à l’Urssaf de Brest les salariés revendiquaient 1000 euros par personne et compte tenu des excédents, ce n’était pas une revendication démesurée.

Les revendications demeurent et les personnels des Urssaf ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour les faire aboutir.

Face à des interlocuteurs atteints de surdité, il convient de hausser le ton !

C’est ce que nous vous proposons de faire en débattant avec les salariés des actions à mener, pétitions, motions, interpellation des directions, des conseils, débrayages…

N’oubliez pas d’informer la fédération.

Mots-Clés

Coordonnées

Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux
Case 536
263 rue de Paris
93515 Montreuil Cedex
tél : 01 55 82 87 01 / fax : 01 48 59 24 75


Agrandir le plan
Réalisé par Atelier Digitaline et propulsé avec SPIP 2 | Espace privé