Solidarité ou dividendes ?

Macron a fait son choix.
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On affuble souvent la France des vieux poncifs tels que : « trop généreuse », « trop dépensière », « trop sociale », sans ne jamais dire dans le fond ce que l’on entend exactement par là.

Un pays qui compte encore 9 millions de pauvres, dont 3 millions d’enfants, 6 millions de chômeurs, un pays traversé par une crise sociale d’une rare ampleur, un pays où la contestation est réprimée avec une brutalité exceptionnelle ne peut plus décemment se targuer d’être le phare d’un « modèle social » que le monde nous envierait.

Grève aux urgences, asphyxie de l’hôpital public, grève dans l’éducation nationale, réduction drastique des conditions d’accès à l’allocation chômage, mise à mort de notre système de retraite par répartition, ne sont que les derniers avatars en date d’une volonté manifeste de mettre fin à notre modèle social.

Et dans ce contexte de soi-disant crise continue du système capitaliste et de la gestion néolibérale de cette crise, génératrice de toujours plus de pauvreté, d’inégalités, de précarité, la nouvelle est tombée : la France est championne du monde versement des dividendes !

Rassurez-vous pauvres gens, les actionnaires se portent bien, les ultras riches sont de plus en plus choyés et le CAC 40 vous remercie.

En effet, Les dividendes versés par les multinationales au deuxième trimestre ont battu un nouveau record en dépit du ralentissement économique. Un montant record de 513,8 milliards de dollars a été distribué sous forme de dividendes aux actionnaires au deuxième trimestre 2019.

La France est « de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe » (+3,1 % soit 51 milliards de dollars), ce, grâce à une fiscalité favorable aux actionnaires.

Quand on vous assénera donc qu’il faut se résoudre à laisser imploser notre Sécurité sociale, à laisser assécher les allocations chômages, à laisser mourir notre système de retraites au nom de la « trop grande générosité de notre modèle social », nous vous conseillons de reprendre les chiffres effarants de ces dividendes dont se gavent les plus aisés et à la mettre en lien avec les discours alarmistes de ces responsables politiques qui se moquent totalement du bien commun et de l’intérêt général en étant à la solde de la finance.

Annexes en téléchargement