PLFSS 2020 : Pillage, manipulation et mensonge d’État.

Il faut stopper la mise à mort de la Sécu orchestrée par Macron !
Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur twitter
Partage cette page

PLFSS 2020, PILLAGE, MANIPULATION ET MENSONGE D’ÉTAT :

IL FAUT STOPPER LA MISE À MORT DE LA SÉCU ORCHESTRÉE PAR MACRON

Démantèlement de la Sécu, mort de la Sécu, fin de la Sécu, les formules fleurissent et nous les entonnons à juste titre. Seulement le risque c’est qu’à force de les scander, de les reprendre, de les relayer, nous finissions par les banaliser. Nous suggérons dans le fond que l’idée est en marche, qu’elle progresse inexorablement, poussée par une nécessité économique dont on ne dit jamais le nom, même si nous la savons mue par la doxa néolibérale, violente, inhumaine et abjecte. On s’habitue, les mots finissent par perdre leur sens, il faudrait en finir avec un système jugé « inefficient », on remballe tout, les retraites en premier, le reste suivra.

On joue à se faire peur ? Malheureusement pas du tout, et nous réaffirmons plus que jamais que la Sécu est bien en train d’être mise à mort.

En effet, les députés viennent d’achever l’examen et le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020, il sera ensuite débattu au Sénat. Malgré les réserves d’une partie de sa majorité qui, en commission, avait contribué au rejet du texte, le gouvernement a réussi à le faire adopter. Il confirme ainsi la détermination du pouvoir à ne rien lâcher sur sa politique d’austérité à préparer la fin de la Sécurité sociale voulu par Macron.

Confusion des genres, affirmation d’une politique qui ne nous épargne aucun mauvais coup.

Qui se souvient des faibles mesures « lâchées » par Macron, début décembre 2018, pour tenter d’endiguer le mouvement des « gilets jaunes » ? Hausse de la prime d’activité, exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires (du Sarkozy dans le texte), baisse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les retraites inférieures à 2 000 euros (que ce même gouvernement avait lui-même décidé d’augmenter quelques mois auparavant). Aujourd’hui, presque un an après, l’Assemblée nationale va donc voter le budget 2020 de la Sécurité sociale. Et que découvre-t-on, à l’article 3 du budget ? C’est la Sécu qui va payer les mesures « gilets jaunes » !

Piquer dans les caisses de la Sécu, pour favoriser … son déficit !

Ce qui signifie que Macron va payer ses quelques mesures en piquant dans les caisses de la Sécu.

2,7 milliards d’euros seront supportés par la Sécurité sociale, ce qui mécaniquement va creuser un déficit de façon totalement artificielle. Si les budgets de l’État et de la Sécurité sociale sont séparés, c’est précisément pour que l’État ne puisse pas piocher dans le budget de la Sécu pour financer tout et n’importe quoi, à commencer par payer les heures supplémentaires à la place des patrons par exemple.

Et ce n’est pas tout…

Le gouvernement continue de rogner sur la santé, sa décision d’économiser cette année encore 4,2 milliards sur les dépenses de santé est actée. Avec une enveloppe fermée qui n’augmentera que de 2,1% (la simple reconduction des moyens nécessitant plus de 4%).

900 millions d’euros d’économies supplémentaires sont demandées à l’hôpital public, déjà exsangue, et dont les urgences mènent depuis plusieurs mois une grève historique des personnels.

La plupart des retraités continueront de voir le pouvoir d’achat de leur pensions diminuer, alors que le projet Delevoye s’apprête à en finir purement et simplement avec notre système de retraite par répartition, social et solidaire.

La Loi Veil abrogée…en 2018

Malgré les attaques qu’elle a subies, la Sécurité sociale est une institution autonome de l’État, et elle doit le rester, et c’est justement avec ce principe fondateur que Macron veut en finir. La loi de financement de la sécurité sociale 2020 lui en fournit l’occasion. Elle supprime encore un peu plus la frontière entre budget de l’Etat et budget de la Sécurité sociale en créant de toutes pièces un «déficit». Et lors du débat parlementaire, le gouvernement s’est refusé, malgré les demandes de députés, y compris de la majorité, à faire assurer la compensation de ces mesures par l’Etat, et non par la Sécu, comme le prévoit loi dite « Veil » du 25 juillet 1994. Ainsi depuis le rapport Charpy-Dubertret remis en 2018, dans la continuité du PLFSS 2019, le gouvernement revient sur la loi Veil en choisissant délibérément de ponctionner dans les recettes de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale (donc nos cotisations sociales) ne peut financer que les prestations sociales (retraites, santé, allocations familiales, accidents de travail). Ici elles sont encore une fois détournées pour aller compenser n’importe quel déficit de l’État, et financer de quoi faire baisser la colère portée par les gilets jaunes ! 

La réalité budgétaire issue des comptes des finances publiques

0
Milliards d'excédent pour la Sécu
0
Milliards d'exonérations en plus pour 2019
0
Milliards de déficit présenté pour 2019

Voilà ce que l’on nous présente : 5,4 milliards de déficit en 2019 et 5,1 milliards en 2020 !

La réalité est tout autre : Excédent de 11 milliards en fait pour 2019, car la sécu s’est désendettée de 11 milliards en 2019. Elle est d’ailleurs en excédent depuis 2014 !

De 2012 à 2020 la dette de la Sécu va baisser de 10% à 7,6% du PIB (la dette de l’État sur la même période augmentera de 72% à 83% du PIB !).

Les dépenses de Sécu sont en hausse de 2,2% quand le PIB augmente de 2,7% et la masse salariale est en hausse de 3,3% !

Les exonérations sur les heures supplémentaires c’est 1,9 milliards ! Celles sur la prime de Noel c’est 1,2 milliards, la baisse (après la hausse) pour les retraités à faible pension de la CSG c’est 1,5 milliards, les baisses de forfait social 0,6 milliards ! Le total des exonérations représente près de 5 milliards.

En supprimant les excédents on évite ainsi d’augmenter les prestations : Ainsi en 3 ans on a vu une baisse des prestations familiales de 2%, allocation logement 3%, 2,3% pour les retraites inférieures à 2 000 euros par mois, 5% pour celles supérieures à 2 000 euros.

 

TOUT CELA RELÈVE D’UNE MANIPULATION,
C’EST CELA QU’ONT VOTÉ LES DÉPUTÉS !

LE PLFSS 2020 C’EST LE PILLAGE EN RÈGLE DE LA SÉCU !
CEUX QUI VEULENT SA MORT COMMENCE PAR LA DÉPOUILLER.

Annexes en téléchargement