Appel CEF FNPOS CGT des 8 et 9 septembre 2026

Durant cet été 2026 infernal, la France n’a tenu que par ses services publics, bien qu’à l’agonie, et par la solidarité de sa population notamment lors des incendies en Gironde ou dans le Var.

Malgré les « plus jamais ça » le gouvernement oublie déjà en cette rentrée ses engagements et sabre le budget de rénovation thermique des écoles. Il va donc falloir lutter pour imposer un certain nombre de mesures vitales.

En appelant à la mobilisation ce 15 septembre, notre Fédération, avec d’autres, a eu raison de prendre ses responsabilités sur un mot d’ordre clair « Plus de salaires, plus d’emplois, plus de cotisations : une Sécurité Sociale plus forte au service de toutes et tous ! ». Si
cela reste trop dispersé nous devons, partout où c’est possible, engager le débat sur la grève à l’aune de la violence des PLF et PLFSS à venir. En attendant les mauvais coups pleuvent déjà par décrets, notamment en supprimant des indemnités journalières.

Le 29 septembre sera une journée de grève de la fonction publique, de tous ceux qui remplissent une mission de service public ou luttent pour leurs salaires. L’austérité budgétaire casse les services, abîme nos conditions de travail et gèle nos salaires. C’est pourquoi plusieurs de nos secteurs, seront eux aussi dans l’action et en grève pour construire des mobilisations enfin gagnantes. Partout il faut déconstruire les discours de nos directions sur le manque de moyens et le fatalisme politique de la « dette ».

Nous voulons décider démocratiquement du niveau de protection sociale que la société souhaite garantir. Nos droits n’ont pas à s’adapter aux logiques du marché pour que notre économie reste compétitive, notre protection sociale n’a pas à être ajustée à ses capacités de financement qui sont rabotées chaque année. Ainsi nous soutenons le rassemblement du 14 octobre à l’occasion du CA de l’Agirc/Arcco et refusons tout ce qui viserait à faire des économies sur les pensions de retraite.

Ne pas s’opposer à ces politiques austéritaires c’est préserver les affaires de quelques-uns, non pas répondre aux besoins. Une véritable rupture anticapitaliste est nécessaire. L’action syndicale comme le bulletin de vote doivent imposer une autre répartition des richesses.

« Cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins ». Ambroise Croizat

 

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1
Publication
11 septembre 2026
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