«Histoire de la CGT, Bien-être, liberté, solidarité» Ep 2

Ressources et contraintes de l’héritage révolutionnaire-1789/1884.
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La rupture opérée par la Révolution française bouleverse les hiérarchies sociales, l’ordre politique, et les modes de pensée autour de références clés : l’égalité civique, la liberté et la propriété.

La difficulté à contenir la classe ouvrière tient à la force de la «question sociale» renouvelée par l’industrialisation, et à la mémoire d’une révolution sauvée par l’intervention du petit peuple des villes et des campagnes qui en a infléchis le cours, le sens et la portée.

Ainsi les militants comparent ils la classe ouvrière à un «quatrième état» qu’ils appellent à s’émanciper d’une condition d’infériorité contraire à la citoyenneté.

L’objectif, négocier d’égal à égal avec les employeurs. 

A partir de 1791, la loi Le Chapelier interdit les coalitions.

Dans le même temps, elle soumet les associations de plus de 20 membres au régime de l’autorisation préalable. Au fil des ans, les textes confortent l’infériorité juridique des salariés.

En cas de litige du travail, le code civil de 1804 stipule que «le maître est cru sur son affirmation» ce qui signifie qu’en tout état de cause, il à raison….

L’Etat proscrit toute représentation collective ouvrière et délègue aux chambres et tribunaux de commerce voir à des conseils de prud’hommes dominés par les employeurs à qui on laisse le soin de vérifier le respect des normes locales en matière de relations professionnelles.

La sévérité des magistrats s’en ressent : entre 1825 et 1862 pas moins de 10000 ouvriers sont jetés en prison à la suite d’une coalition dont 143 pour une durée supérieure à un an.

L’attitude des pouvoirs publics, la législation ou son interprétation varient au gré des conjonctures politiques.

Si la monarchie de « Juillet » (1830/1848) ne satisfait guère les ouvriers, Napoléon III cherche quant à lui à s’assurer une base ouvrière dans les années 1860.

Gage de cette ouverture, il approuve la loi Olivier qui, le 25 mai 1864 reconnaît le droit de grève…

A SUIVRE